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Témoignages de vocation

SOIF D’ABSOLU

Je viens d’une famille chrétienne non pratiquante, en milieu rural, où j’ai appris l’hospitalité dans la vie quotidienne. C’est à ma grand-mère que j’ai exprimé ce désir : « Je serai sœur ». Je n’avais alors que 6 ans. Enfant, ma joie était de « servir » la messe ; et, à ma Profession de foi, est remonté en moi ce désir d’être « toute à Dieu ». L’Eglise devenait pour moi ma nouvelle famille. A 21 ans, alors que je me trouvais dans une abbaye, j’ai eu ce flash en voyant les moines : « C’est cela que je veux vivre ! » Et ce désir ne m’a jamais quittée.

Aussi, pour discerner l’orientation de ma vie, j’ai rejoint un groupe de recherche du SDV. Pourtant, malgré le premier appel ressenti, je suis entrée dans une congrégation de vie apostolique… Mais je percevais que mon travail professionnel et cet engagement dans la vie religieuse ne répondaient pas à ma soif d’absolu et me laissaient insatisfaite. J’ai donc choisi de quitter la congrégation afin d’affiner mon appel. S’ouvrait alors pour moi une nouvelle période de ma vie faite de recherche, mais aussi d’incertitudes…

Cependant, la question de la vie monastique me taraudait. J’ai alors pris la décision de faire un stage dans une abbaye. Là, je retrouvais mon premier appel… et ma joie de vivre ! Cela répondait pleinement à mon aspiration profonde d’une vie toute ordonnée à la prière au sein d’une communauté.

« … MAIS JE RESISTAIS ! »

Etant issue d’une famille chrétienne, enfant, je participais à des groupes de prière, pélé… et j’aimais ça ! A l’âge de douze ans, la question de la vocation me travaillait, mais très vite, je l’ai mise de côté ! A l’adolescence, j’étais intéressée par toutes les questions sur le sens de la vie, l’homme, le bonheur… c’est ainsi qu’après le bac, je me suis passionnée par mes études de philo. La philo a réveillé en moi une soif d’absolu : celle d’aimer Dieu et les hommes. Les sorties, les amis, tout ce qui avant m’attirait, ne parvenaient pas à étancher cette soif. Inévitablement, la question de la vocation à la vie religieuse est revenue, mais je résistais.

Pourtant, je désirais profondément tout donner à Dieu, vivre de Lui. Alors, accompagnée par un prêtre du diocèse, j’ai cherché : Fraternité monastique de Jérusalem ? Sœurs de Mère Térésa ? Sœurs de Bethléem ?… Et c’est après plusieurs stages à la Coudre que j’ai réalisé combien la vie monastique répondait à ce désir d’être pleinement heureuse en Dieu. J’en avais la certitude : ce serait là ! Ainsi, après avoir vécu une année très riche dans un foyer de l’Arche de Jean Vanier avec des personnes handicapées, je suis entrée au monastère. Voilà quatre ans maintenant que je découvre au noviciat la vie communautaire, et le bonheur auquel j’aspirais : j’y goûte !

« LA VIE MONASTIQUE… MAIS OU ? »

Issue d’une famille catholique où seule ma mère pratique, j’ai été élevée chrétiennement (caté, école catho.). J’accompagnais quelquefois ma mère à la messe. A 16 ans, une grande joie intérieure m’a emplie lorsque j’ai ressenti l’appel à me consacrer entièrement à Dieu. A partir de ce moment, j’allais le plus souvent possible à la messe et priais chaque jour l’office, la prière de l’Eglise. Depuis cet instant, tout en poursuivant mes études de paléontologie qui me passionnaient, j’ai commencé à cheminer avec un ami de mes parents, moine.

Très vite, j’ai penché vers la vie monastique, mais où ? J’ai fait des séjours dans plusieurs monastères. Je goûtais beaucoup la prière communautaire et la Règle de Saint Benoît : aussi cela a-t-il été déterminant dans mon choix. C’est ainsi qu’à 25 ans, après avoir travaillé deux ans, je suis entrée chez des Bénédictines, bien que mes parents n’étaient pas favorables à mon choix.

Toutefois, après quelques mois de présence, je n’avais qu’un regret : ne pas avoir fait d’expérience dans un monastère cistercien. C’est pourquoi, encouragée par les Bénédictines, j’ai choisi de faire un stage à la Coudre. Ici, je découvrais une sobriété et une simplicité qui me rejoignaient davantage. Je décidai donc de quitter les Bénédictines et d’entrer à Laval. Après cinq ans de présence, je ne regrette pas ce choix. Le don radical au Christ et à mes sœurs me comble de bonheur !

« … J’AI DECIDE ! »

Je viens d’un milieu rural, catholique pratiquant. Mes parents étaient en ferme. Enfant, j’aimais aller à l’église de mon village ; je disais alors que je voulais être « sœur » quand je serai grande. Mais à l’adolescence je n’en parlais plus !

J’ai travaillé tôt, comme aide-soignante, pendant plusieurs années. C’est vers 18-19 ans que j’ai commencé à fréquenter un groupe de prière, et dès la première rencontre, l’appel à suivre Jésus dans la vie religieuse s’est réveillé en moi. Si je n’y ai pas mis de résistance, je n’étais pas non plus pressée d’y répondre, voulant « profiter » de ma jeunesse en faisant des expériences diverses (voyages, et surtout rencontres avec des ami(e)s). La question du mariage s’est évidemment posée plusieurs fois, mais si une part en moi était attirée par cette voie, au plus profond, autre chose m’habitait. J’ai aussi fréquenté des Foyers de charité et le Renouveau charismatique, et j’ai été très attirée par les communautés nouvelles, en particulier les Béatitudes où je suis allée vivre plusieurs week-ends et séjours.

Avec des amies, je suis aussi venue à l’Abbaye de la Coudre ; j’y connaissais une personne qui était rentrée quelques années plus tôt. Après avoir longuement hésité entre les Béatitudes et La Coudre, au cours d’une retraite dans un Foyer de charité, j’ai décidé d’entrer au monastère. J’avais alors 27 ans. Aujourd’hui, après presque 30 ans de vie monastique, je puis dire combien je suis heureuse dans mon choix et dans mon engagement !

« FOLIE DE L’AMOUR ! »

Dans mon enfance, j’ai été marquée par le mouvement MEJ avec Feu Nouveau. Mais c’est à l’âge de 14 ans que, pour la première fois, est venu en moi la question de la vie religieuse. J’avais alors été prise de panique ! Après deux années loin de l’Eglise, une expérience spirituelle forte, vécue lors d’un rassemblement avec Jeunesse Lumière et Daniel Ange, a été décisive : Dieu est amour ! Cette révélation ouvrait des perspectives nouvelles pour mon avenir avec l’intime conviction : « je serai religieuse ». J’avais alors 19 ans.

Durant presque 10 ans, j’ai cheminé avec le désir de tout quitter par amour de Dieu. Jeune adulte, j’aimais mon travail d’éducatrice en hôpital, j’étais engagée dans la vie paroissiale et le Secours Catholique. Je participais aussi à « Communauté vie chrétienne » (cvx). Les moyens ignaciens m’étaient une aide précieuse pour mieux discerner la volonté de Dieu : méditation de la Parole, relecture et partage de vie, accompagnement, retraites… Je voulais vraiment faire la volonté de Dieu et ne pas écarter trop vite la possibilité du mariage !

Et, au cours d’une retraite, l’appel est devenu clair… ma réponse aussi. Cherchant comment réaliser cet appel, il ne me restait plus qu’à « frapper aux portes » de la vie religieuse : chez des missionnaires en Afrique d’abord, puis chez des religieuses de vie apostolique… Mais c’est à une 3ème porte que le Seigneur m’attendait : celle de la vie monastique. Là, ce fut un choc : je n’avais qu’à accueillir l’évidence que tout me parlait, même si je trouvais cela fou ! Oui, j’ai choisi d’écouter la folie de l’amour… et c’est toujours elle qui me fait demeurer là, avec Lui !


 
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